Publicité

Vendredi 28 septembre 2007

Les sénateurs américains sont face à un sérieux dilemme : ils doivent trancher entre Microsoft et Google, qu'ils ont auditionnés vendredi 27 septembre à Washington, dans le cadre d'une commission. Le moteur de recherche s'est s'expliqué sur son rachat de la société DoubleClick, spécialiste de la gestion des publicités en ligne. La transaction, en cours d'examen par les autorités américaines de la concurrence, se monte à 3,1 milliards de dollars. Microsoft, de son côté, a tenu à démontrer que cette opération fait peser un danger sur le marché de la publicité en ligne.

David Drummond, directeur juridique de Google, s'est efforcé de prouver que les activités de DoubleClick étaient complémentaires et non concurrentes à celles du moteur de recherche. Selon lui, DoubleClick est un prestataire technique, tandis que Google a des activités dans l'achat et la vente de publicités en ligne. Il a donc réfuté toutes les accusations relatives à l'antitrust. Il a aussi souligné que Microsoft avait les moyens de répliquer à son offensive puisque l'éditeur a lui-même racheté en mai 2007 aQuantive, un des rivaux de DoubleClick, pour 6 milliards de dollars.

Des arguments qui ont fait mouche, puisque les sénateurs ont renvoyé la balle à Microsoft : « Où y a-t-il un problème avec la loi antitrust ? », a demandé l'un d'entre à Brad Smith, le directeur juridique de l'éditeur. « Pourquoi ne créez-vous pas simplement un meilleur produit ? »

Google opaque sur les données personnelles ? 

« Si nous pensions qu'il s'agit d'un marché sur lequel une meilleure technologie ou meilleure valeur en elle-même pourrait faire l'affaire, nous ne serions pas ici », a répliqué Brad Smith. Microsoft se retrouve ainsi à déployer des arguments que ses concurrents ont longtemps utilisé à son encontre.

Contre Google, se sont également exprimés les représentants de plusieurs grandes organisations américaines de défense des libertés civiles, comme l'EPIC (Electronic Privacy Information Center). Elles reprochent au moteur de recherche son opacité sur un point précis : l'avenir des données personnelles des utilisateurs et des informations collectées en temps réel une fois la fusion avec DoubleClick réalisée.

Au final, cette audition ne semble pas avoir éclairé les sénateurs présents. « Les deux camps ont des arguments très forts, je ne sais pas moi-même où se trouve l'équilibre », a expliqué l'un d'entre eux. Ils indiquent vouloir continuer à examiner le dossier, afin de pouvoir rendre leurs recommandations à la FTC et au ministère de la Justice américain, qui enquêtent officiellement sur le sujet.

Parallèlement, Google attend également le feu vert des autorités européennes pour cette opération. La Commission a indiqué cette semaine qu'elle rendrait ses conclusions d'ici à la mi-novembre.

Par jerome Simonnet - Publié dans : infos
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 28 mai 2007
 

Votre PC est peut-être un cyber-soldat sans que vous le sachiez. Le 27 avril dernier, une bataille électronique d'envergure opposait des pirates russes et estoniens. Au final, les Russes ont pris le dessus en bloquant plusieurs dizaines de pages Web sur des sites importants, notamment celui de la principale banque estonienne, l'Eesti Uhispank. Plus d'un million de PC à travers le monde auraient été impliqués dans cette affaire, sans que leur propriétaire n'en sache rien.

Pour mener leur attaque, les pirates ont en effet souvent recours à des machines zombies : des ordinateurs d'utilisateurs lambda dont ils ont discrètement pris le contrôle à distance. Ces réseaux de PC constituent des botnets.  La technique n'est pas nouvelle, mais elle prend une nouvelle ampleur avec l'arrivée de logiciels d'administration de botnets toujours plus simples d'emploi. Des outils qui peuvent transformer n'importe quel internaute en pirate informatique.

Spam, piratage, diffusion de contrefaçons...

L'un de ces logiciels a été repéré la semaine dernière par l'éditeur d'antivirus Panda Software. Ce programme, connu sous le nom de Mpack, est utilisé pour télécharger des malwares sur des ordinateurs distants en exploitant plusieurs vulnérabilités. Une fois installés, ces malwares permettent à un pirate de se livrer à toutes les activités de son choix, en particulier illégales : envoi de spams, blocage de serveurs, diffusion de contrefaçons ou d'images pédophiles...

D'après le laboratoire de recherche de Panda Software, MPack a déjà été utilisé à plusieurs reprises. Un couteau suisse pirate « qui a servi à infecter 160 000 ordinateurs ». Dans le même genre, Zunker a été utilisé pour gérer un réseau de plusieurs milliers d'ordinateurs zombies et cela à partir de 54 pays. Mpack et Zunker ne sont pas seuls. Des dizaines d'autres programmes existent sous des noms tout aussi explicites : Robot GT, Agobot Dsnx ou encore Sdbot. Sans parler de la constellation de générateurs de virus et autres chevaux de Troie, comme le célèbre VBS Worms generator d'un pirate nommé [K]Alamar.

Des outils pirates vendus avec un an de support

Derrière tout cet attirail électronique se cache aussi un juteux marché parallèle. Panda Software explique que le logiciel MPack est vendu sur certains forums Internet à 700 $ environ (environ 500 euros). Les créateurs offrent un an de support gratuit avec chaque version de leur outil. « MPack offre les mêmes types de services que des programmes licites, par exemple, des mises à jour. Les mises à jour de MPack sont de nouvelles versions de l'application comprenant de nouveaux exploits [techniques de piratage, NDLR] pour profiter des dernières vulnérabilités découvertes. Une nouvelle mise à jour est disponible tous les mois en moyenne et coûte entre 50 et 150 $ [soit 35 à 110 euros, NDLR] », explique dans un communiqué Luis Corrons, le directeur technique de PandaLabs.

Et se protéger de ces outils pirates ne semble pas une mince affaire. Dans le cas d'un site Internet comme d'un ordinateur, le meilleur moyen consiste, comme toujours, à s'assurer de disposer en permanence des dernières mises à jour de sécurité, notamment celles de Microsoft. Evidemment, pare-feux et antivirus sont aussi conseillés.

Par jerome Simonnet - Publié dans : logiciels
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 22 mai 2007

Google unifie ses index. En apparence, le changement n'est pas très spectaculaire. C'est pourtant l'évolution la plus importante apportée au moteur de recherche depuis sa création, il y a presque neuf ans.

« Jusqu'à présent, lorsqu'un utilisateur lançait une recherche, il fallait qu'il choisisse dans quel index chercher : les pages Web, les images, les vidéos, les actualités, etc. Ce n'est plus le cas aujourd'hui, car notre nouvel algorithme le fera pour lui et affichera les meilleures réponses quel que soit leur type (texte, images, plans, vidéos, etc.) », explique Marissa Mayer, vice-présidente chargée des produits et des services grand public au sein de Google.

Par ailleurs, grâce au lecteur vidéo intégré au moteur de recherche, il est enfin possible de visualiser une vidéo YouTube et Google Video directement dans la page de résultats au lieu d'être renvoyé, comme c'était le cas jusqu'à présent, vers ces sites respectifs. Pour l'instant, ces changements ne sont visibles que sur la version américaine de l'outil. Mais cette évolution s'étendra progressivement aux sites étrangers, bien qu'aucun calendrier n'ait encore été précisé.

Une nouvelle barre de navigation

En marge de la refonte de son moteur, Google fait une petite entorse à sa tradition d'extrême sobriété graphique. Sa page d'accueil (et toutes les pages de recherche) s'enrichit d'une barre de navigation donnant accès en un clic à tous les services proposés par la firme, dont sa messagerie électronique gratuite, Gmail.

Google a aussi intégré des menus de navigation contextuels qui s'affichent, cette fois, en dessous du logo, en fonction de la requête faite par l'internaute. Dans sa présentation, Marissa Mayer a pris l'exemple du mot « python », qui est aussi un langage de programmation. Apparaît alors un menu pointant vers les index Blogs, Livres, Groupes et Code, ce qui permet ensuite d'approfondir la recherche et de filtrer les résultats.

Pour Google, l'annonce de son nouveau moteur n'est qu'un premier pas vers la recherche universelle. Car, au fur et à mesure, l'entreprise de la Silicon Valley compte bien ajouter de nouveaux index, comme les groupes de discussion, les produits ou la finance.

A nouvel algorithme, nouvelle architecture

Pour les ingénieurs du projet, le problème épineux est que cette « recherche universelle » nécessite que tous les index soient capables de supporter des centaines de millions de requêtes par jour. Ce qui est bien sûr le cas du site principal Google.com, qui répertorie plus de 8 milliards d'éléments, mais certainement pas des autres index.

« Par exemple, les 500 serveurs du site Actualités ne traitent environ que quelques millions de requêtes par jour. En théorie, il aurait fallu multiplier par 100 le nombre de ces serveurs pour répondre à la recherche universelle. Même chose pour les autres index. Ce qui, même pour Google, n'était pas possible », reconnaît Marissa Mayer. Bien que la nouvelle architecture reste très secrète, Google n'a eu besoin que d'une fraction du nombre de serveurs supplémentaires requis.

Cependant, après avoir effectué une recherche universelle, le plus difficile reste encore à faire : déterminer la pertinence d'une page de texte par rapport à une image, à une vidéo, etc. Pour cela, les ingénieurs de Google ont dû modifier l'algorithme de recherche originel (le PageRank) pour afficher les meilleurs résultats quel que soit leur type (texte, image ou autres). Mais en la matière, concurrence oblige, le géant américain a préféré garder le secret sur ses techniques de fabrication.

Cliquez ici pour agrandir l'image

Les vidéos peuvent désormais être visionnées directement depuis la page de résultats du moteur de recherche.

Par jerome Simonnet - Publié dans : infos
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 22 mai 2007



ARCHOS vous invite dans l'univers du multimédia et de la portabilité avec le lecteur 704 WiFi.
En effet, ce baladeur possède la technologie WiFi pour un accès à Internet où que vous soyez. Ainsi vous pourrez naviguer sur le Web, consulter vos mails tout en vous permettant de vous évader en musique et en images.
Doté d'un écran tactile de 7", le 704 WiFi restera sous votre contrôle et répondra à toutes vos demandes. Compatible avec les fichiers MP3, MPEG-4, WMV et JPEG, le 704 WiFi se pliera à toutes vos exigences.
En outre, le lecteur multimédia 704 WiFi pourra enregistrer vos programmes favoris avec la station DVR, en option. Vous offrant de nombreuses possibilités comme la lecture de fichiers PDF, le 704 WiFi affichera également vos photos numériques en diaporama musical.
Avec une capacité de stockage de 160 Go, le lecteur multimédia 704 WiFi pourra contenir jusqu'à 200 films, 80 000 chansons et des milliers de photos.

Capacité mémoire 160 Go

Ecran LCD Ecran tactile TFT de 7'' (800x480 pixels), 260 000 couleurs

Formats de fichier supportés Audio : MP3, WAV
Vidéo : MPEG-4, WMV
Photos : JPEG, BMP, PNG

Fonction record Enregistrement vidéo : Via la DVR Station en option ou le DVR Travel Adapter
Enregistrement NTSC/PAL/SECAM en fichier MPEG-4 SP avec son stéréo ADPCM, résolution VGA (640 x 480) à 30 ou 25 images/s, en format AVI

Enregistrement audio : Via le DVR Travel Adapter ou la DVR Station: câble stéréo, format WAV (IMA ADPCM ou PCM)

Dimensions (mm) 182 x 128 x 20

Poids (g) 630

Fonctions multimédia :
Visionneuse d'images
Visionneuse de vidéos
Lecture des fichiers PDF

Fonctions avancées Navigateur Web Opera, client e-mail avec connexion WiFi (802.11g)

Interface
Casque - fiche mini-phone Stéréo 3,5 mm
Hi-Speed USB - mini USB type B
Sortie audio/vidéo
USB - mini USB type A
Station d'accueil

Autonomie : Jusqu’à 25 heures en mode audio
Jusqu’à 5,5 heures en mode vidéo
Par jerome Simonnet - Publié dans : gadgets
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 15 mai 2007

Les attaques ont beau être de plus en plus sophistiquées, l'email reste toujours une méthode efficace pour infecter un PC et prendre son contrôle. A cause d'un virus lié à un courrier électronique, des pirates ont ainsi pu leurrer les pare-feux de PC connectés en faisant passer des contenus illicites par le système de mises à jour de Windows.

Sur son blog officiel, Elia Florio, ingénieur de sécurité de chez Symantec, indique en effet que le composant BITS (Background Intelligent Transfer Service) de Windows a été exploité pour autoriser le téléchargement de fichiers malveillants.

Présent depuis Windows 2000, le BITS permet d'effectuer des requêtes HTTP et HTTPS vers des sites distants à partir et depuis un PC (sous Windows XP SP2 et Windows 2003). Il est utilisé notamment par Windows Update pour le téléchargement des mises à jour.

Cette nouvelle piste de piratage est originale. « Elle permet de contourner les pare-feux locaux, étant donné que le téléchargement est effectué par Windows lui-même », explique Elia Florio. Selon Nicolas Ruff, expert en sécurité au Centre de recherche d'EADS (European Aeronautic Defense and Space), « c'est astucieux car le service BITS doit être autorisé à sortir sur les ports 80 et 443 pour que les mises à jour automatiques fonctionnent en tâche de fond. Or, l'utilisation de ce service ne génère aucune activité anormale sur le système ». En clair, le pare-feu n'y voit que du feu et laisse passer les codes malveillants.

Pour que cette attaque marche, il faut que l'ordinateur soit au préalable infecté par un cheval de Troie. Appelé « Downloader Trojan », il se propage sur la toile avec des spams diffusés en Allemagne fin mars. Une fois installé sur le poste de travail, il peut télécharger de façon furtive, via BITS, des composants supplémentaires pour récupérer des données personnelles ou utiliser la machine infectée comme relais pour du spam.

Cette attaque confirme que les protections logicielles, dans le cas présent les pare-feux, ne peuvent prétendre à une surveillance infaillible. Il est donc important de mettre à jour en permanence son antivirus et de surveiller le journal d'activité des flux. « Ces flux restent néanmoins contrôlables en amont par n'importe quel pare-feu de périmètre », précise Renaud Feil d'HSC.


Par jerome Simonnet - Publié dans : infos
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 7 mai 2007

Lancée en janvier dernier, Windows Live OneCare est la cible de critiques. Victime de bugs, la suite de Microsoft est mal notée par certains spécialistes de la lutte antivirus.

Débuts difficiles pour Windows Live OneCare, la solution antivirus tout-en-un de Microsoft. Commercialisée en France depuis fin janvier au prix de 49,95 euros, cette suite comprend un antivirus, un pare-feu et un antispyware et permet de protéger jusqu'à trois PC. Pour Microsoft, il s'agit de la première véritable incursion sur le marché de la sécurité. Apparemment, l'éditeur a encore du chemin à parcourir pour asseoir sa crédibilité.

Outre les bugs découverts (voir encadré ci-dessous), l'antivirus de Microsoft a été montré du doigt pour ses mauvaises performances en matière de détection des virus par plusieurs entités spécialisées dans la sécurité. Le site AV Comparatives qui a confronté en février 17 antivirus tournant sur Windows XP SP 2 à plus d'un million de malwares en tout genre (virus, chevaux de Troie, vers, etc.) a classé OneCare bon dernier. C'est le seul logiciel qui ne réponde pas aux critères standards définis par cet organisme autrichien indépendant.

Trois antivirus recalés

Les résultats ne sont guère plus brillants avec les tests menés sous Windows Vista le mois dernier par le très réputé Virus Bulletin. Ce magazine britannique , spécialisé dans la sécurité informatique, délivre régulièrement un label baptisé VB100. Pour l'obtenir, les antivirus testés doivent détecter les menaces et ne pas émettre de fausse alerte. En février, le Virus Bulletin a testé 15 antivirus sous Vista en les infectant avec la liste des malwares recensés en janvier. OneCare, mais aussi VirusScan de McAfee et Control de Norman Antivirus n'ont pas obtenu le label associé.

Microsoft ne conteste pas ces résultats mais défend la qualité de son produit. « Windows Live OneCare bénéficie des homologations du laboratoire de l'ICSA (filiale de la société américaine Cybertrust) et des laboratoires West Coast. Ces deux institutions sont des standards de l'industrie des logiciels de sécurité. L'obtention de ces certifications a été la priorité des équipes Windows Live OneCare », explique Aude Perdriel-Veissière, chef de produit Windows Live OneCare en France.

Selon elle, les équipes de Windows Live OneCare ont, d'ores et déjà, pris en compte les méthodologies et les résultats des tests AV comparatives et VB 100. « Il est prioritaire pour Microsoft d'oeuvrer pour obtenir un meilleur classement dès la prochaine édition de ces tests », assure-t-elle. Nouveau venu sur le marché des logiciels antivirus, Microsoft est plus que jamais attendu au tournant sur le marché de la sécurité.

Des bugs en cascade

Plusieurs bugs ont été découverts dans OneCare depuis son lancement et ont tous été corrigés par la procédure de mise à jour du logiciel, qui est gratuite. Les plus sérieux affectaient les messageries Outlook et Outlook Express.

Dans ses premières versions, le logiciel avait la fâcheuse habitude de mettre certains mails légitimes à la poubelle sans en notifier l'utilisateur ! Une mise à jour a permis de corriger le problème, mais un autre patch a ensuite ajouté un nouveau bug...

Lors de la réception d'un mail infecté, le logiciel prenait la décision excessive de verrouiller tout le fichier .PST (Outlook) ou .DBX (Outlook Express) contenant le mail vérolé. L'utilisateur ne pouvait plus alors accéder à ses autres courriers, voire à son agenda dans le cas d'Outlook. Encore une fois, un correctif a permis d'éliminer ce dysfonctionnement pour le moins ennuyeux.

Merci Microsoft, là encore tu démontre, avec ton windows Vista, que l'on peut être premier sur le marché et faire de la grosse merde.

Par jerome Simonnet - Publié dans : logiciels
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 7 mai 2007

Lors du débat qui a opposé Ségolène Royal à Nicolas Sarkozy, des internautes ont modifié le contenu d'un article pour justifier les affirmations pourtant erronées du candidat de l'UMP.

Peut-on faire confiance au contenu de l'encyclopédie collaborative en ligne Wikipédia ? Très certainement, mais à condition d'attendre, pour certains des sujets traités, que les passions s'apaisent. Le dernier exemple en date a été donné par le débat qui a opposé, mercredi 2 mai, Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal.

Une polémique entre les deux candidats à l'Elysée a ainsi fourni le prétexte à un pataquès collaboratif sur Wikipédia. Il est 22 h 33. C'est le moment que choisit Nicolas Sarkozy pour aborder le sujet de l'EPR (réacteur pressurisé européen) que le candidat qualifie de réacteur nucléaire de « quatrième génération ». « Il va falloir que vous révisiez votre sujet : l'EPR, c'est la troisième génération des centrales nucléaires et non la quatrième », lui rétorque alors sa rivale Ségolène Royal.

Une question de génération

Sur Internet, pourtant, quelques minutes plus tard, la page de Wikipédia consacrée à l'EPR est modifiée pour indiquer qu'il s'agit effectivement d'un réacteur de quatrième génération. Que s'est-il passé ? Selon le site d'actualités sur la sécurité informatique Zataz, des internautes se sont précipités sur l'encyclopédie pour effectuer une modification conforme aux déclarations de leur candidat préféré.

Le jeu de yo-yo, c'est-à-dire de modifications et de remises à jour, s'est semble-t-il poursuivi jusque tard dans la soirée. A 0 h 28, un administrateur de l'encyclopédie décide de « semi-protéger » la page pour éviter toutes manipulations, rapporte le site du journal Le Monde. Avec ce filtre, qui n'autorise que les utilisateurs inscrits depuis plus de quatre jours à modifier ou à enrichir un article, les choses s'apaisent et tout rentre dans l'ordre.

Putain ya vraiment des cons qui sont prêts à tout pour défendre un fasho !

Par jerome Simonnet - Publié dans : infos
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 17 avril 2007

Le journal du web du 21 février _ Intel
envoyé par Pyxmalion


Une petite vidéo très intéressante sur l'avenir des processeurs, ou comment l'on va multiplier les coeurs de processeurs en une seule et même entité.
Par jerome Simonnet - Publié dans : informatique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 15 avril 2007

Selon la théorie des cordes, l’Univers occuperait l’une des innombrables « vallées » d’un vaste paysage de solutions possibles.

Selon les équations de la relativité générale formulée par Einstein en 1915, la gravitation est une manifestation de la géométrie de l’espace et du temps, les deux faces d’un unique concept : l’espace-temps. Ainsi, tout corps massif laisse une empreinte sur la forme de l’espace-temps : la masse de la Terre, par exemple, fait que le temps passe légèrement plus vite pour une pomme suspendue au sommet d’un pommier que pour un physicien travaillant à l’ombre de l’arbre, et lorsqu’elle tombe, la pomme subit cette déformation du temps. C’est la courbure de l’espace-temps qui maintient la Terre sur son orbite ou qui commande le mouvement des galaxies.

Devant les succès de cette théorie qui remplace la force de gravitation par la dynamique de l’espace-temps, il semble naturel de rechercher une explication géométrique aux autres forces de la nature et à l’existence de l’ensemble des particules élémentaires. Cette quête occupa Einstein durant la majeure partie de sa vie. Il s’est notamment intéressé aux travaux de l’Allemand Theodor Kaluza et du Suédois Oskar Klein, pour qui, de même que la gravitation reflète la forme des quatre dimensions spatio-temporelles, l’électromagnétisme devait découler de la géométrie d’une cinquième dimension trop petite pour être perçue directement. Les recherches d’Einstein sur une théorie unifiée sont souvent qualifiées d’échec. En fait, elles étaient simplement prématurées : il fallut attendre les années 1970 pour que les physiciens comprennent les forces nucléaires et le rôle crucial de la théorie quantique des champs dans la description des particules.

 

 

La théorie de Kaluza-Klein et la théorie des cordes postulent l’existence de dimensions spatiales supplémentaires qui s’ajoutent aux trois dimensions accessibles à notre perception. On peut visualiser ces dimensions minuscules en considérant un espace constitué d’un tube très long et très fin. À une certaine distance, ce tube ressemble à une ligne unidimensionnelle, mais, après grossissement, sa forme cylindrique devient apparente. Chaque point – de dimension nulle – de cette ligne se révèle être un cercle unidimensionnel enroulé autour du tube. Dans la théorie de Kaluza-Klein originelle, chaque point de l’espace tridimensionnel ordinaire est en fait un cercle minuscule.

 

 

Selon la théorie des cordes, ce qui nous apparaît comme une particule ponctuelle est en fait une minuscule corde. En outre, cette théorie prédit l’existence d’objets en forme de membranes, nommés branes (en vert), susceptibles d’avoir diverses dimensions. Quand les cordes ont des extrémités (en bleu), ces dernières sont situées sur une brane. Celles qui forment des boucles fermées (en rouge) ne sont pas soumises à cette contrainte.

 

 

La théorie des cordes est compatible avec la théorie de Kaluza-Klein, ce que nous indiquons en représentant une ligne d’espace par un tube. Celui-ci est peuplé de cordes et parcouru par une membrane unidimensionnelle ; certaines cordes font le tour du tube une ou plusieurs fois. À un moindre grossissement, les cordes ressemblent à des particules ponctuelles, et la dimension supplémentaire, y compris sa brane, est invisible.

 

 

Une si petite cinquième dimension

La recherche d’une théorie unifiée est une activité centrale de la physique théorique actuelle et, ainsi que l’avait prédit Einstein, les concepts géométriques y jouent un rôle clé. Depuis, l’idée de Kaluza et de Klein a été développée pour devenir une caractéristique de la théorie des cordes, un cadre prometteur pour l’unification de la mécanique quantique, de la relativité générale et de la physique des particules. Dans la théorie des cordes, comme dans la théorie de Kaluza-Klein, les lois de la physique, telles que nous les observons, sont fonction de la forme et de la taille de dimensions microscopiques supplémentaires. Comment cette forme est-elle déterminée ? La réponse proposée est controversée et modifie considérablement notre vision de l’Univers.

Kaluza et Klein ont introduit le concept de cinquième dimension au début du xxe siècle, alors que les scientifiques ne connaissaient que deux forces, l’électromagnétisme et la gravitation. Ces deux forces décroissant comme l’inverse du carré de la distance à la source qui les produit, il était tentant de soupçonner un lien entre elles. Kaluza et Klein remarquèrent que la théorie géométrique de la gravitation formulée par Einstein pouvait fournir ce lien, à condition d’introduire une dimension spatiale supplémentaire, considérant ainsi un espace-temps à cinq dimensions.

Cette idée n’est pas aussi extravagante qu’il n’y paraît. Il est en effet possible d’imaginer que la cinquième dimension a un rayon de courbure si petit qu’elle est enroulée sur elle-même, formant un minuscule cercle impossible à observer, même avec les plus puissants accélérateurs de particules (voir l’encadré ci-contre). En outre, d’après la théorie de la relativité générale, nous savons que les trois dimensions de l’espace que nous voyons sont en expansion ; elles étaient donc autrefois beaucoup plus petites, et rien n’empêche d’imaginer qu’une dimension supplémentaire reste, aujourd’hui encore, si petite que nous ne puissions la détecter directement, mais qu’elle ait d’importants effets indirects susceptibles d’être observés.

Dans une théorie de la gravitation à cinq dimensions, le comportement de l’espace-temps est régi par la théorie de la relativité générale. À la structure géométrique de l’espace-temps à quatre dimensions, on associe l’angle que forme la petite dimension supplémentaire avec les autres dimensions, ainsi que sa circonférence. En chaque point de l’espace-temps, l’angle et la circonférence de la petite dimension ont certaines valeurs, à l’instar de deux champs occupant tout l’espace et prenant chacun des valeurs bien définies en chaque point. Curieusement, il se trouve que le champ d’angles a les propriétés d’un champ électromagnétique dans un monde à quatre dimensions. Autrement dit, les équations qui le décrivent sont identiques à celles de l’électromagnétisme. Le champ de circonférences détermine pour sa part les intensités relatives des forces électromagnétique et gravitationnelle. Ainsi, à partir d’une théorie à cinq dimensions de la gravitation, on obtient une théorie, dans un espace à quatre dimensions, de la gravitation et de l’électromagnétisme.

Des dimensions cachées

L’éventualité de dimensions supplémentaires joue un rôle essentiel dans l’unification de la relativité générale et de la mécanique quantique. Dans la théorie des cordes – l’une des tentatives d’unification – les particules sont représentées par des objets unidimensionnels, de petites boucles ou de petits brins, animés de mouvements vibratoires. La taille caractéristique d’une corde est voisine de la longueur de Planck, soit 10–33 centimètre (moins d’un milliardième de milliardième de la taille d’un noyau atomique).

Les physiciens ont montré qu’une telle corde doit vibrer dans dix dimensions spatiales, ce qui entraîne l’existence de six dimensions supplémentaires, en plus de l’espace et du temps. Ces dimensions supplémentaires sont toutes trop petites pour être détectées. Outre les cordes unidimensionnelles, l’espace à dix dimensions peut également contenir des objets nommés « branes » à plusieurs dimensions. Les cordes peuvent être étalées sur une brane. Globalement, l’image donnée par la théorie des cordes est plus complexe que la théorie de Kaluza-Klein, mais la structure mathématique sous-jacente est mieux unifiée et plus complète.

Les lois physiques que nous observons dépendraient ainsi de la géométrie de dimensions supplémentaires cachées. Comment cette géométrie est-elle déterminée ? L’espace-temps doit satisfaire les équations d’Einstein, ou, pour reprendre la formule de John Wheeler, de l’Université de Princeton, la matière dit à l’espace-temps comment s’incurver, et l’espace-temps dit à la matière comment se déplacer. Toutefois, comme les solutions des équations d’Einstein ne sont pas uniques, de nombreuses géométries d’espace-temps sont possibles. Il en va de même de la géométrie à cinq dimensions de Kaluza-Klein, puisque la circonférence de la petite dimension peut prendre n’importe quelle valeur : en l’absence de matière, quatre grandes dimensions rectilignes plus un cercle de n’importe quelle taille sont solutions.

Dans la théorie des cordes, il y a plusieurs dimensions supplémentaires, de sorte qu’il faut ajuster de nombreux paramètres. Une dimension supplémentaire s’enroule nécessairement sur elle-même pour former un cercle. Dans le cas de plusieurs dimensions, leur combinaison peut prendre diverses formes (ou topologies), telle celle d’une sphère, d’un tore, de deux tores accolés, etc. Chacun de ces tores ayant une longueur et une circonférence, ces petites dimensions donnent naissance à un vaste assortiment de topologies possibles, sur lesquelles se greffent d’autres paramètres, correspondant à l’emplacement des branes ou au nombre de lignes de flux enroulées sur chaque tore.

Toutes les solutions possibles ne sont pas équivalentes, et chaque configuration a une énergie qui dépend de l’agencement des flux, des branes et de la courbure des dimensions enroulées. Cette énergie – l’énergie du vide – correspond à l’énergie de l’espace-temps en l’absence de matière ou de champ dans les quatre grandes dimensions. On montre que la structure des petites dimensions s’ajuste pour minimiser cette énergie, à l’instar d’une balle qui, placée au sommet d’une pente, roule jusqu’en bas.

Pour comprendre les conséquences de cet ajustement, considérons tout d’abord un seul paramètre, la taille globale de l’espace caché, par exemple. L’évolution de l’énergie du vide en fonction de ce paramètre montre qu’aux très petites tailles, l’énergie est élevée, puis elle diminue en passant par trois vallées, chacune plus basse que la précédente (voir l’encadré pages 136 et 137). Finalement, après être sortie de la dernière vallée, elle s’éloigne indéfiniment en suivant une pente douce. Certaines vallées ont une énergie nulle, d’autres négative, d’autres encore positive.

Pour savoir quel sera l’état d’équilibre de l’espace caché, il faut aussi connaître les conditions initiales, c’est-à-dire la position d’où part le système sur la courbe. Par exemple, si la position initiale se trouve à droite de la bosse la plus à droite, la balle roule sans limite. En terme d’espace caché, cela signifie que sa taille croît au cours du temps jusqu’à devenir visible à notre échelle. Dans d’autres cas, la position finale de l’espace caché sera un des minima, correspondant à une énergie du vide positive, négative ou nulle. Dans notre Univers, la taille des dimensions cachées ne change pas avec le temps, sinon les constantes fondamentales de la nature varieraient. Nous pouvons donc en déduire que nous nous trouvons probablement dans un minimum, correspondant à une énergie du vide légèrement positive.

En raison de la multiplicité des paramètres qui permettent de minimiser l’énergie du vide, la courbe de cette énergie devrait être envisagée comme une coupe dans une sorte de massif montagneux multidimensionnel et complexe, que Leonard Susskind, de l’Université de Stanford, nomme le paysage de la théorie des cordes. Les minima de ce paysage multidimensionnel, c’est-à-dire le fond des vallées où une balle pourrait rester au repos, correspondent aux configurations stables de l’espace-temps, les « vides stables ».

Par jerome Simonnet - Publié dans : physique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 13 avril 2007
Le dernier aimant quadripolaire a été descendu dans le tunnel du plus grand accélérateur de particules au monde, le grand collisionneur de hadrons (LHC, Large Hadron Collider) du CERN*. Cet aimant fait partie d’une série de 392 unités qui garantiront la focalisation des faisceaux tout au long de leur trajectoire dans le tunnel. Sa mise en place marque l’achèvement d’une longue et fructueuse collaboration entre le CERN, le CNRS/IN2P3** et le CEA/DSM***, dans les domaines de la supraconductivité et de la cryogénie de pointe. Cette collaboration de plus de dix ans s’inscrit dans le cadre de la contribution spéciale de la France, en tant que pays hôte, à la construction du LHC.

Construit pour répondre aux questions les plus fondamentales de la physique, l’accélérateur du LHC est assemblé au CERN, dans un tunnel de 27 km de circonférence enfoui à 100 mètres sous la frontière franco-suisse. Il est composé de 1700 aimants de grande taille, dont 392 aimants quadripôles, chargés de guider et focaliser les faisceaux et d’une quantité d’aimants de correction. L’installation finale du LHC s’achèvera à la mi-2007, dans l’attente du démarrage, prévu en novembre 2007.

 

Pour relever les défis technologiques considérables du LHC, le CNRS, le CEA et le CERN ont collaboré étroitement pour la construction de l’accélérateur. Le protocole de collaboration entre ces trois organismes avait été signé le 14 février 1996 en présence du ministre chargé de la Recherche.

 

La performance des aimants guidant les faisceaux du LHC est assurée par leur fonctionnement à l’état supraconducteur , qui n’est réalisable que si le système est maintenu à très basse température. Le LHC requiert donc la plus grande infrastructure cryogénique jamais réalisée, dans laquelle le CNRS et le CEA ont conçu et validé avec les équipes du CERN la cryogénie en hélium superfluide à -271°C – soit une température inférieure à celle de l’espace interstellaire.

 

La France a de plus pris une part capitale dans la réalisation des unités de focalisation, en concevant les quadripôles supraconducteurs principaux du LHC et leur assemblage dans leurs masses froides. Les 392 aimants quadripôles, désormais tous dans le tunnel, garantiront la focalisation des faisceaux, c'est-à-dire la maîtrise de leur dimension millimétrique tout au long de leur trajectoire. Ces aimants sont insérés dans des enceintes à hélium liquide avec des aimants correcteurs ainsi que bien d’autres composants. Cet assemblage complexe, appelé masse froide, est lui-même entouré par un cryostat et un module d’asservissement. Le tout forme ce que l’on appelle une section droite courte.

 

Le CEA-Dapnia a réalisé les prototypes puis participé au transfert de technologie et au suivi de fabrication industrielle des 392 masses froides des quadripôles en Allemagne. L’Institut de physique nucléaire d’Orsay (CNRS/IN2P3 – Université Paris 11) a participé à l’étude et à la réalisation des cryostats des sections droites courtes, depuis les prototypes jusqu'à l’industrialisation. Sa contribution s’est étendue jusqu’au suivi de fabrication et à l’assemblage de la série au CERN. La première section droite courte, et donc le premier aimant quadripôle, avait été descendue dans le tunnel du LHC en avril 2005.

 

L’Institut de physique nucléaire d’Orsay a également étudié et étalonné plus de 6000 thermomètres pour mesurer et contrôler au dixième de degré près tous les éléments supraconducteurs du LHC. Le service des basses températures du CEA a participé au suivi de fabrication, à la réception et à l’installation des unités de réfrigération à -271 °C, après avoir mené les études de base initiales. Ce même service avait mis au point la cryogénie du dispositif expérimental Tore Supra à Cadarache, dans le cadre des recherches sur la fusion contrôlée.

 

La mise en place du dernier aimant quadripôle marque la fin de la collaboration au titre de la contribution spéciale de la France. Les engagements de la France dans la construction du LHC ont été respectés et même substantiellement dépassés. L’aide française au LHC se poursuit actuellement pour la mise en service des équipements. Au delà du LHC, les technologies développées à travers cette collaboration sont transposables à plusieurs grands équipements actuellement à l’étude, en projet ou en construction. 

L'assemblage des sections droites courtes au CERN

Par jerome Simonnet - Publié dans : physique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

W3C

  • Flux RSS des articles

Texte libre

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus